Hier matin, à l'émission «Alors on jase», Louise Deschâtelets a fait une chronique sur le naturisme, prouvant qu'elle n'y connaissait rien. Elle a pourtant mentionné mon nom comme un défenseur du naturisme, un intellectuel sérieux qui a travaillé à Radio-Canada... Quant aux co-animateurs et aux autres invités de l'émission, ils ont réagi surtout par des plaisanteries sur le dos des naturistes. Voici la réaction que je viens de laisser sur le site de l'émission. Je vous incite tous à faire de même.
On m'a alerté au sujet de votre émission d'hier, 10 septembre, dans laquelle Louise Deschâtelets m'a cité dans sa chronique sur le naturisme (de 11:48 minutes du début à 18:30 environ). Je regrette que beaucoup de clichés aient été prononcés à cette occasion par des gens qui, de leur propre aveu, n'ont du naturisme qu'une connaissance très partielle et nourrie de fantasmes. Louise aurait trouvé bien des réponses à ses interrogations dans mon livre «Nu, simplement. Nudité, nudisme et naturisme», paru chez Triptyque en mars 2012, qu'elle aurait pu mentionner. Lorsqu'elle dit par exemple que les gens posent leurs fesses nues sur des chaises, elle prouve qu'elle n'a jamais mis les pieds dans un centre naturiste, où tout le monde s'assoit sur sa serviette. Le sondage qui permet aux Zurichois de se baigner nus n'a rien d'étonnant: il y a des centaines de piscines en Europe qui accueillent les naturistes. En Allemagne ou aux Pays-Bas, n'essayez pas d'aller dans un spa ou un sauna avec un maillot de bain, même mixte: on vous expulsera tout de suite car ce n'est pas hygiénique! Ce serait aussi grave que d'entrer avec une cigarette allumée. Et la discothèque parisienne où l'on danse nu n'a rien à voir avec le naturisme! J'aurais bien aimé vous donner l'heure juste sur la pratique du volley ball, du badminton, de l'écologie, sur l'éducation des enfants en milieu naturiste, sur le traitement du nu dans les médias, etc. Dommage! J'aborde tout cela dans mon livre. Mais je suis disponible si vous voulez m'inviter à votre émission. Cela me fournira l'occasion de revoir Louise, avec qui j'avais donné des spectacles dans les années 1960 (elle faisait du Prévert et moi, du Devos et du Michaux).
