Depuis 40 ans, la FQN a connu des hauts et des bas. Des membres s'y sont illustrés par des politiques bien réfléchies, par un travail parfois acharné, dévoué, entièrement bénévole, tandis que d'autres ont fait beaucoup de tort et n'ont laissé que de mauvais souvenirs et des meurtrissures.
En ce moment, au bénéfice des nouveaux membres et des lecteurs de ce forum qui n'ont pas connu ou vécu toute cette histoire, je dois dire que les choses vont plutôt bien. Très bien, même. Je n'ai jamais vu autant d'activités diverses en même temps, un calendrier aussi fourni. autant de participants heureux, même s'il y a --et il y aura toujours-- des mécontents et des problèmes à résoudre, des obstacles à surmonter, trop peu de bras pour beaucoup de ventres pleins.
Si j'ai présidé la FQN pendant ses sept premières années, et que je suis resté au Conseil encore trois ans comme premier, puis second vice-président, je ne fais plus partie du Conseil depuis trente ans. Aussi, je n'assiste à des réunions que lorsque j'y suis invité, et encore, je me fais un devoir de garder une réserve, sauf si l'on sollicite mon avis et mon expérience sur un sujet précis. Par le passé, si des présidents de la FQN ont déjà failli la saboter, d'autres ont fait faire des avancées remarquables au mouvement naturiste.
Au nombre des échecs, je citerai seulement le cas de Marc-Alain Couturier, qui a réussi à siphonner 9000$ de la caisse en moins d'un an, et qui est mort quelques années plus tard, sa voiture emboutie dans un arbre. Par charité, je ne citerai pas les noms de deux ou trois autres malveillants qui ont laissé de mauvais souvenirs...
En revanche, heureusement, les réussites ont été bien plus nombreuses, de Christian Haché qui, avec l'aide d'Osmond Binette de Loisirs Air Soleil comme vice-président, a pu faire accepter par le ministère des Transports du Québec les panneaux routiers annonçant les centres naturistes. Celui sur l'autoroute 20, qui annonce le DSA, est le dernier vestige de cette politique avant-gardiste. Claudette Perry, de son côté, a attiré un nombre record de participants aux activités urbaines en offrant des cours de massage dans les couloirs du Centre Lucie-Bruneau. Feu Robert Richer a créé un premier site Web qui a fait faire un important pas en avant à la FQN. Jean-François Audet a transformé le site Web et rédigé un dépliant d'un grand professionnalisme, dont plusieurs éléments sont encore utilisés aujourd'hui pour une promotion intelligente du naturisme. Royal du Perron, qui, faisant souvent équipe avec Vittorio Buono, a réussi à former toute une équipe d'employés à la Fédération. Il y en a eu jusqu'à sept travaillant en même temps aux bureaux de la FQN au Stade Olympique. Royal a aussi organisé de nombreux voyages naturistes à l'étranger. Si je me souviens bien, c'est à cette époque que la FQN a dépassé les 2500 membres en règle. Diane Archambault a tenu le fort pendant six ans avec diplomatie et efficacité. Elle a prouvé que naturisme pouvait très bien rimer avec féminisme, en prenant la parole avec conviction dans les médias. Et ainsi de suite.
Aussi, aujourd'hui, si certains esprits négatifs, la plupart du temps anonymes, en majorité des non-membres, disent que tout va mal à la FQN et mettent toute la responsabilité de ce désastre sur mon dos comme fondateur, ou sur celui des dirigeants actuels, j'espère que l'on ne prendra pas cela trop au sérieux. Les choses vont plutôt bien, et vont en s'améliorant sous la gouverne de nos dirigeants élus ou réélus à la dernière assemblée générale. Quant aux non-membres mécontents, comme le dit si bien Vittorio, il n'ont qu'à fonder une « association de non-membres ». Et nous inviter à leurs activités !
