Bio Vittorio

Pour les sujets qui ne collent pas dans les autres catégories

Bio Vittorio

Messagepar va-two-nu » 11 Mai 2020, 17:43

Vittorio Buono, né en 1938. Ses premiers souvenirs d’enfance sont relatifs à la guerre : les bombardiers (américains) qui passaient sur notre tête en direction de Naples. Aussi les couvre-feux, et les patrouilles qui venaient vérifier nos fenêtres. Pourtant on n’avait qu’une pochette de 25W, ou si le courant manquait une lampe au kérosène. Notre maison sur une terrasse/éperon était facile à voire du village. Le village (Fiaiano) embrasse de trois côtés un cratère de volcan, le dernier à avoir eu une éruption vers 1305. Le tout sur le versant est de l’île d’Ischia, qui compte nombreux cratères, fumerolles, sources chaudes, et qui en font une des majeures destinations mondiales de spas et cures thermales. La culture dominante était la vigne à raisins, qu’on cultivait souvent en terrasses délimitées par des murs à sec, et nous étions vignerons. Notre production était de l’ordre de 5-7 mille litres par an. À un certain moment le prix du vin s’est effondré (5¢ le litre), et on a donc cessé de louer des terres, ce qui coupait de moitié notre production. Puis notre père décède subitement, alors que j’ai 14 ans. Deux de mes frères et une sœur émigrent au Canada. Je réussis à terminer mon secondaire (classique), et je commence travailler à 1-2$ par jour! (hôtellerie, restauration, médical, puis électricien en construction). En mars 1959 mes germains au Canada déposent la demande pour que moi, mes deux sœurs et notre mère les rejoignent. Normalement il y a un délai d’au moins un an. Mais voilà, deux mois après le Consulat canadien à Rome nous donne rendez-vous pour la vérification sanitaire, et les autres formalités. Le vingt septembre nous embarquons à Naples à destination d’Halifax, avec arrêts à Palerme et Lisbonne. Le 30 septembre nous prenons le train pour Montréal, où nous arrivons l’après-midi du 1er octobre. Puisque nous sommes arrivés environ un an avant que prévu, nous étions six dans un trois et demi à Auhntsic, mais peu après une de mes sœurs s’est mariée. Mon premier travail dans une manufacture de bonbons, qui était en train de débuter la production. En mars 60 je commence come apprenti électricien. Et pendent trois ans j’alterne bonbons (aujourd’hui Trebor) en tant que chef de production et mélangeur (1.60$ l’heure), et apprenti électricien (1.00$ l’heure). Après 2000 heures d’apprentissage en électricités, mon salaire horaire monte 1.50$. Entre temps mon frère célibataire achète un bungalow à St-Elzéar, depuis Vimont-Laval. Je m’achète une auto Coccinelle 1958. Je travail un peu dans la construction du Métro Beaubien, puis pendent un an à la construction de la tour de la Bourse-Place Victoria. Et là me voilà avec ma licence d’électricien à plein salaire (3.50$ l’heure). Je travaille notamment Université Concordia (future), et autres chantiers dans les parages. En suite la tribune populaire de Blue Bonnets. Entre temps je fréquente les cours du soir au St-George-Williams (YMCA) pour obtenir un « secondaire 5 » en anglais. En 1966 un voyage en Italie avec ma mère et une de mes sœurs. Au retour je m’achète une voiture neuve Acadian 66. Travail Place Bonaventure et Expo-67. Fin 67 solo en Italie pour trois mois. Entre temps mon frère se marie, et on lui laisse donc la maison. Puis ma sœur cadette aussi se case. Moi, ma mère et l’autre sœur sommes en appartement à Pont Viau. Le travail se faisant rare au Québec, j’obtiens un visa de travail pour Lima, Ohio (construction de raffinerie de pétrole), août 69. Un an après me voilà à Sudbury-On pour 15 mois. Reconstruction après tornade, puis construction et service commercial et institutionnel. De retour à Laval, je travaille pour service commercial et institutionnel pour un contracteur de Chomedey. Je suis bientôt titulaire d’une nouvelle van de service et en équipe avec un apprenti. Entre temps, cours du soir jusqu’à l’obtention du secondaire 5 en français, suivis de quelques cours pour adultes au Cégep Montmorency. En février 1975, suite à une mise à pied temporaire, je me négocie un bungalow à Vimont, et je l’occupe avec ma mère et ma sœur célibataire. Dans ma grande cour arrière il y a assez d’intimité pour prendre le soleil nu. Ma sœur et ma mère comprennent que je ne peux pas aller dans les centres naturistes à cause des politiques contre les personnes seules. En même temps que je négociais la maison, je débutais avec un nouveau contracteur, (gros condos, grands magasins, salles de cinémas), promu rapidement contremaître. Lors d’une visite à une association du RLQ , j’ai découvert qu’il y avait une fédé naturiste, et une fois la Fqn rendue au Stade Olympique, je suis allé faire un tour. Il n’y avait personne au bureau de la Fqn, mais j’ai ramassé des dépliants ainsi que le formulaire d’adhésion. Une fois inscrit, on m’a référé qu’à l’occasion de la journée Fqn, je pouvais aller en solo à l’Oasis. En suite j’étais un couple de fois à Oka. Fin de septembre, on me demande de covoiturer une dame aux activités de Pointe-St-Charles. Ainsi je débutais une relation de presque trois lustres (mais entrecoupés) avec une naturiste. Donc les problèmes de personne seule étaient à 80% réglés… Entre temps ma mère décède, et ma sœur s’en retourne en Italie pour régler la succession. Puis mon frère ainé divorce et vient rester chez moi, et il pratiquait le naturisme à la fois avec moi, mais surtout en groupe de la Fqn. Vers 1991 on me confie la charge de président de la Fqn. Du point de vue administratif c’était très serré car la dette était énorme par rapport au chiffre d’affaires. Donc mon premier réflexe fut d’augmenter le volume d’affaires. Grâce aux bons offices de Royal du Perron, expert en bureautique, nous avions sept emplois subventionnés. Puis nous avions déniché une généreuse commandite, et fait des levées de fonds, pour réduire la dette, et le restant du montant fut transféré à la Caisse pop à un taux avantageux. Entre temps et « ex officio », voyage naturiste France-Italie, Congrès FNI en Floride, Traversé naturiste du Canada, jusqu’à la côte ouest de l’Île de Vancouver. Divers congrès, Gatherings et festivals naturistes, ainsi que voyages naturistes dans les Antilles notamment, et publications de reportages relatifs dans diverses revues naturistes.
Une fois quitté la direction de la Fqn, j’ai trouvé une belle place à Laval pour des activités de quilles naturistes, que nous avons fréquenté de façon sporadique pendant des années. Côté personnel, et en tant que semi-retraité, j’ai entrepris des voyages camping-travail, à l’occasion en couple. Destinations travail : Cleveland, Ohio; Norfolk, Va; Colorado Springs; Burlington, Vt; Hudson, Ma. En collatéral, camping naturiste en Ohio, en Virginie, en Floride et en Arizona notamment. Retraité depuis le 11 septembre 2001 (date fatidique!)…
En 1983, après plusieurs cours relatifs, j’ai obtenu la licence fédérale de radioamateur, mais ce n’est qu’après ma retraite que je suis devenu actif vraiment : voir renvoi relatif dans mon profil.
Dernière édition par va-two-nu le 11 Mai 2020, 20:49, édité 1 fois au total.
va-two-nu
Membre invétéré
 
Messages: 1254
Inscrit le: 17 Avril 2016, 19:56

Re: Bio Vittorio

Messagepar Michel Vaïs » 11 Mai 2020, 17:51

Merci pour ce parcours éclairant...
facebook.com/nu.simplement
(Nouveau site Web) : michelvais.com
Avatar de l’utilisateur
Michel Vaïs
Membre invétéré
 
Messages: 1638
Inscrit le: 13 Août 2012, 10:27
Localisation: Verchères

Re: Bio Vittorio

Messagepar Jean Morency » 12 Mai 2020, 08:01

Merci Vittorio un beau parcours peu banal :-)

En lisant ta bio, les références au boulevard Saint-Elzéar et à Pont-Viau, m'ont ramené au temps que j'y ai vécu de 1959 à 1976. C'est d'ailleurs dans les petits ruisseaux, lesquels dans les années 60 serpentaient les terres boisées et agricoles, que j'ai fait mes première baignades nu adolescent. Aujourd'hui se trouve à cet endroit le Boisé Papineau à la jonction de l'autoroute 19 et de la 440. À cette époque Laval n'existait pas, l'île Jésus était un morcellement de municipalités séparées par des terres agricoles et de vastes boisés. Aujourd'hui se trouve à cet endroit le Boisé Papineau à la jonction de l'autoroute 19 et de la 440.

Jean
Quel bonheur de vivre nu
Avatar de l’utilisateur
Jean Morency
Membre invétéré
 
Messages: 4443
Inscrit le: 08 Février 2013, 13:49
Localisation: Repentigny

Re: Bio Vittorio

Messagepar va-two-nu » 12 Mai 2020, 08:37

Jean Morency a écrit:Merci Vittorio un beau parcours peu banal :-)

En lisant ta bio, les références au boulevard Saint-Elzéar et à Pont-Viau, m'ont ramené au temps que j'y ai vécu de 1959 à 1976. C'est d'ailleurs dans les petits ruisseaux, lesquels dans les années 60 serpentaient les terres boisées et agricoles, que j'ai fait mes première baignades nu adolescent. Aujourd'hui se trouve à cet endroit le Boisé Papineau à la jonction de l'autoroute 19 et de la 440. À cette époque Laval n'existait pas, l'île Jésus était un morcellement de municipalités séparées par des terres agricoles et de vastes boisés. Aujourd'hui se trouve à cet endroit le Boisé Papineau à la jonction de l'autoroute 19 et de la 440.

Jean


Dans le temps il y avait, avant la fusion, des rivalités (malsaines), notamment entre Pont Viau et Duvernay. Par exemple, le boul. de La Concorde ne débouchait pas sur le boul. des Laurentides: Il fallait faire un détour par la rue Ouimet. Le parcours de la montée Monette c'était un ruisseau avec chutes sur le côté est des Marronniers. J'ai eu occasion de travailler dans la canalisation qui se trouve sous la montée Monette, et dans laquelle coule maintenant le ruisseau. Sous l'autoroute 440 coule le ruisseau St-Elzéar, qui devient La Pinière entre le pénitencier et l'embouchure dans la Rivière des Prairies...

Vittorio
va-two-nu
Membre invétéré
 
Messages: 1254
Inscrit le: 17 Avril 2016, 19:56

Re: Bio Vittorio

Messagepar Jean Morency » 12 Mai 2020, 10:17

C'est là Vittorio que j'ai pris goût à la nature, en 1960 notre cour était adjacente à une terre agricole et à l'horizon pas très loin vers l'est les boisés de Duvernay et Saint-Vincent-de-Paul dont tu fais mention.

Jean
Quel bonheur de vivre nu
Avatar de l’utilisateur
Jean Morency
Membre invétéré
 
Messages: 4443
Inscrit le: 08 Février 2013, 13:49
Localisation: Repentigny

Premières plages libres

Messagepar Michel Vaïs » 12 Mai 2020, 11:04

Moi, les premières plages « libres » que j'ai fréquentées au Québec (après des plages en France, en Grèce, en Guadeloupe, aux Baléares), ç'a été la carrière de Vaudreuil et celle de Saint-Lazare, puis la plage d'Oka. C'est mon ami Bob Wright qui m'y a amené, à l'époque où Lee Baxandall, le fondateur de The Naturist Society aux É-U, publiait dans son magazine Free Beaches (ancêtre de Clothed with the Sun, et de Nude & Natural) une première liste de plages libres en Amérique du Nord. Pour le Québec, il disait que la seule « plage libre » était une partie du cimetière du Mont-Royal...! Je lui ai envoyé des photos de Bob et moi nus à celles de Vaudreuil, de Saint-Lazare (puis, des Îles-de-la-Madeleine), qu'il a publiées. Ce fut le début de notre collaboration, qui a duré de nombreuses années.
facebook.com/nu.simplement
(Nouveau site Web) : michelvais.com
Avatar de l’utilisateur
Michel Vaïs
Membre invétéré
 
Messages: 1638
Inscrit le: 13 Août 2012, 10:27
Localisation: Verchères

Re: Bio Vittorio

Messagepar va-two-nu » 12 Mai 2020, 11:25

Jean Morency a écrit:C'est là Vittorio que j'ai pris goût à la nature, en 1960 notre cour était adjacente à une terre agricole et à l'horizon pas très loin vers l'est les boisés de Duvernay et Saint-Vincent-de-Paul dont tu fais mention.

Jean


Il faut savoir qu'avant la fusion, et avant le pont Papineau-Leblanc, Duvernay occupait tout l'est de Laval, et St-François et SVdP y étaient enclavés. Donc toute la circulation vers la partie urbanisée/cossue de Duvernay devait se faire via Pont Viau, SVdP ou St-François. D'où le ressentiment...
À part que dans ma cour arrière l'autre place pour bronzer nu était dans un champ de maïs près de Sainte-Julienne, sur une terre de ma propriété aussi.

Vittorio
va-two-nu
Membre invétéré
 
Messages: 1254
Inscrit le: 17 Avril 2016, 19:56

Re: Bio Vittorio

Messagepar va-two-nu » 12 Mai 2020, 16:23

va-two-nu a écrit:[

Il faut savoir qu'avant la fusion, et avant le pont Papineau-Leblanc, Duvernay occupait tout l'est de Laval, et St-François et SVdP y étaient enclavés. Donc toute la circulation vers la partie urbanisée/cossue de Duvernay devait se faire via Pont Viau, SVdP ou St-François. D'où le ressentiment...
À part que dans ma cour arrière l'autre place pour bronzer nu était dans un champ de maïs près de Sainte-Julienne, sur une terre de ma propriété aussi.

Vittorio


Vérification faite: Saint-François n'était pas enclavé. La partie est de Duvernay était connue comme "Aresville", ou bien "Riverside"; et la piste de course qui s'y trouvait, "Rverside Speedway"! http://stephanetessier.ca/st-francois.htm

Vittorio
va-two-nu
Membre invétéré
 
Messages: 1254
Inscrit le: 17 Avril 2016, 19:56

Re: Bio Vittorio

Messagepar Jean Morency » 12 Mai 2020, 17:30

Notre premier centre à fréquenter jeunes adultes ma conjointe et moi, fut le Paradis terrestre à Chertsey en 1971 je crois, puis l'Oasis et l'Éden. Nous sommes allés aussi quelques fois aux Chutes Monte-à-Peine à Saint-Jean-de-Matha, l'endroit propriété à l'époque d'Hydro-Québec n'était pas réglementé, mais très fréquenté durant l'été. Les terrains ont été acquis par la MRC aux alentours de 1984 qui en a fait un parc régional.

Au début des années 80 nous sont devenus membre de la FQN.

Jean
Quel bonheur de vivre nu
Avatar de l’utilisateur
Jean Morency
Membre invétéré
 
Messages: 4443
Inscrit le: 08 Février 2013, 13:49
Localisation: Repentigny


Retour vers Divers

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant actuellement ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 5 invité(s)

  • La Fédération
  • Réseaux sociaux
cron

x