va-two-nu a écrit:Parents et enseignants se font dépasser (par la droite) par l'Internet, donc une question de concurrence. Cependant dans les années 60+ l'éducation sexuelle se faisait par écrit (non accessible aux enfants), et donc chaque chose ou action avait son nom.
Voilà. J'ai grandi dans les années 80, certaines de nos profs de l'école primaire étaient une "Soeur" mais ne portaient pas l'habit. Quand on avait des cours de catéchèse, les 2-3 étudiants Témoin de Jéhovah sortaient de la classe pour un cours de Morale. L'une après l'autre, les filles en 5e et 6e année ont eu leur premières règles et certains garçons n'avaient aucune idée ce qui se passait.
Au secondaire au début des années 90, on avait des cours de religion (ce que les autres font), et d'éducation sexuelle je crois en S3 et S4, et ça se résumait pas mal à "cette feuille est l'appareil masculin, cette feuille est l'appareil féminin, chaque organe porte son nom et son utilité". Et il fallait se rappeler des noms pour le test de mémoire qui allait suivre...
Aucune idée pourquoi ces cours ont disparu des écoles, mais a-t-on conclu que cette éducation était désormais 100% la responsabilité des parents ? La réalité, c'est un sujet embarassant pour certains parents. Les parents religieux préféraient, comme Maïa l'explique, "se raconter que le silence permet de garder l’innocence des enfants intacte". Genre, "ah non, tu ne verras pas un corps adulte nu du sexe opposé avant ta lune de miel (après le mariage!)"... tout ça pour éviter de leur progéniture d'avoir commis un péché et devoir aller au confessionnal. Ben, c'est ça qui arrive, ces ados vivent en mode très textile, ça devient curieux à l'adolescence : on explore, on manipule, on fait des p'tits jeux, on fait des conneries...
Mieux vaut être informé que vivre dans l'ignorance. C'est à l'école qu'on apprend des affaires... mais... problème à l'école.
"Les cours de sexualité rendent certains enseignants mal à l'aise"
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/11 ... seignement (Publié le 13 mai 2019)
Si un enseignant masculin n'est pas bien outillé, pourquoi les parents seraient mieux outillés pour leurs enfants? Et ça prend UNE sexologue. Hé misère. Ça envoie quel message? Que les hommes ne peuvent pas devenir sexologue ? Que les cours devraient être rédigés par des femmes ?