Nous sommes tous à même de constater l'immense fossé qui nous sépare de nos voisins outre-mer en ce qui a trait aux avancées en matière de nudité urbaine et autres.
À quoi cela tient-il ?
Bien sur il y a toute une dimension historique, géographique et socio-culturelle que nous devons considérer, mais au delà de cela comment se fait-il que nous stagnions à ce point ? Et je ne parlerai même pas de ce qui nous distingue de nos voisins ontariens et autres provinces, pour lesquels à maintes égards ils sont en avance sur nous au Québec
Je dirais même qu'au de là du sur-place qui nous caractérise nous régressons.
Y a-t-il quelque chose dans nos gênes qui fasse que nous soyons incapables de nous affirmer et de mettre pied à terre? Pas surprenant peut-être qu'à se considérer consciemment ou inconsciemment hors-la-loi ou/et coupable nous préférons abdiquer devant les défis qui se dressent sur la route de la libre expression naturiste.
Sommes-nous si individualistes à ce point pour en arriver à négliger l'intérêt collectif et communautaire ?
On a beau se draper dans des sondages encourageants, rien ni change nous ne marquons pas grand progrès du côté québécois hélas!
Quelles seraient alors les pistes de solutions ? Comment arriver à mobiliser la cohorte de naturistes potentiellement favorables à l'engagement citoyen, comme nous le constatons pour d'autres causes sociales ?
Alors je crains que peu de progrès se réalisent si aucune volonté d'engagement ne se concrétisent par des actions concertés sur le terrain.
Jean Morency
