Conclusion de l'interdiction de la séance naturiste à Calgary : les responsables naturistes doivent être prudents, et bien conseillés. Je salue les interventions éclairées de Stéphane Deschênes, l'inlassable défenseur des droits des naturistes, toujours très pédagogique (voir sa dernière entrevue télé :
https://youtu.be/vUcYYSlqeQc), mais à l'évidence, cela n'a pas suffi. La pétition des anti-naturistes a récolté 20 000 signatures, dit-on, tandis que celle des défenseurs du naturisme n'a totalisé qu'une fraction de ce nombre.
Il faut donc accepter une fois pour toutes que nous sommes minoritaires, et que nous devons agir en conséquence.J'ai aussi appris que le groupe de naturistes de Calgary qui avait loué cette piscine municipale n'était pas affilié à une fédération (FCN, AANR ou autre) et semblait composé de gens demeurant dans l'anonymat. Ils ne devaient donc pas avoir d'expertise dans le domaine. Et voilà qu'avec leur attitude négligente et intempestive, ils ont réussi à susciter une réaction anti-naturiste qui nous fait du tort à tous.
Il est utile de rappeler pour mémoire que la seule activité naturiste urbaine qui a eu lieu à Montréal AVANT que la FQN ne commence à louer une première piscine pour ses membres (le 14 septembre 1978, au cégep de Maisonneuve) s'est soldée par une descente policière. C'était en 1974, alors que le Club Oasis avait loué une piscine pour ses membres en hiver, sur le boulevard Crémazie. Mais depuis 40 ans, cela ne s'est pas produit.
Il est donc toujours avisé d'y aller avec doigté, prudence et diplomatie lorsqu'on cherche de nouveaux lieux de pratique naturiste. Heureusement, les dirigeants actuels de la FQN ne manquent pas de ces qualités.