par Michel Vaïs » 29 Janvier 2017, 09:25
J'aurais bien des choses à dire, et je suis toujours ravi de développer mes idées là-dessus. C'est pour ça que j'ai écrit mon livre, Nu, simplement.
Beaucoup de préjugés découlent de l'éducation qu'on a reçue, de la nudophobie (la crainte de la nudité) qui est ancrée au cœur de la plupart des religions, le tout renforcé par les habitudes. En effet, habit et habitude ont la même racine, tout comme costume et coutume. C'est donc surtout par habitude que nous nous habillons, même si nous pensons que c'est par besoin de protection.
Ces préjugés sont si forts qu'ils poussent les gens à chercher des explications au fait qu'être nu en présence d'autres personnes est inacceptable. Alors, on s'en moque, on traite les naturistes de farfelus, d'inconscients, d'obsédés... ou on dit qu'après tout, les adultes consentants peuvent bien faire n'importe quoi (et on pense à l'échangisme ou aux pratiques sexuelles débridées), mais qu'ils devrait faire «ça» à l'abri, dans des endroits clos, et pas imposer leur nudité aux autres, aux personnes normales... On dit aussi qu'il ne faudrait surtout pas imposer cela aux enfants. Et alors on mélange tout, en évoquent la pédophilie.
En fait, les naturistes qui ont réfléchi à toutes ces objections des bien-pensants ont des réponses. Une d'entre elles, que je cite dans mon livre, est celle du «tiers interdicteur», qui explique bien pourquoi les enfants élevés en milieu naturiste, loin d'être en danger, grandissent plus sûrs d'eux-mêmes, plus confiants, plus à l'aise dans leur corps, etc. J'ai publié dans Naturisme Québec tout un dossier là-dessus, avec notamment un article qui recense trente années de recherches universitaires sur le sujet de l'enfant et la pratique naturiste...
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