par Jean Morency » 23 Décembre 2016, 11:05
En lisant ces textes forts instructifs, il devient évident que pour les naturistes, certains blocages ont été dissous par la réflexion et la remise en question d'une éducation culpabilisatrice.
Un peu comme de nager à contre-courant, nous affrontons souvent la réprobation sociale. D'où le refus de certaines institutions à nous ouvrir les portes, exemple l'accès à une piscine pour la région de Québec. Tant de préjugés et amalgames fâcheux subsistent à l'endroit de la simple nudité. Nous avons qu'à sonder notre entourage pour découvrir qu'il existe souvent un malaise à simplement parler de naturisme. Ce qui à nos yeux finit par être tout à fait naturel, demeure pour certains un mur infranchissable. Seules les personnes ayant peu de préjugés se montreront plus ouvertes à expérimenter la nudité en commun.
Certains événements populaires tels le Cyclonu International, une visite en toute nudité au MBAM ou une expérience photographique collective par Spencer Tunick et un spectacle de danse où les danseurs sont nus, malgré que certains y verrons aucun rapport au naturisme, ont tout de même le mérite de banaliser la simple nudité et de la sortir hors des centres naturistes et des plages libres. Ces événements suscitent des réactions diverses dans la société mais aussi des réflexions, mettant en avant-scène la nudité collective. Personnellement j'y vois des avancées certaines vers une plus grande acceptation de la simple nudité, nudité sortie des contextes sexuels et exploiteurs que nous avons l'habitude de voir lors de certains événements commerciaux.
Les mentalités prennent du temps à changer, mais si nous encourageons par notre participation, non seulement de tels événements mais aussi tout autre rassemblement collectif, je pense ici aux activités urbaines que nous organisons, à notre présence à la plage d'Oka, nous verrons des progrès se réaliser.
Encore faut-il se mobiliser tous ensemble et pour ceux et celles qui le peuvent sortir de l'anonymat, anonymat qui jette souvent la suspicion sur nos véritables intentions.
J'ai perdu ma mère assez jeune j'avais 17 ans, année de l'Expo Universelle de Montréal. Elle m'a souvent dit de profiter de la vie et de saisir chaque instant de bonheur. De vivre mes rêves et d'accomplir les choses que j'aime, car une vie ça peut être court. Alors quand vers cet âge j'ai réalisé qu'il existait des centres naturistes aux États-Unis et en Ontario, que des gens pouvaient vivre nus dans des campings sans se soucier des regards malveillants de la société, alors j'ai su que cela pouvait être possible pour moi.
Jean Morency
Quel bonheur de vivre nu