Malgré les avis de canicule je me réjouis qu'elle arrive enfin cette canicule, le malheur des uns fait le bonheur des autres comme on dit. Bien sûr je verrais les choses bien différemment si je devais travailler, mais " Travailler c'est trop dur " chantait Zachary Richard. Je le comprends très bien, l'imaginant dans son bayou Louisianais chargé d'humidité typiquement floridien. Comment alors avoir le goût à l'effort. J'écoutais hier en route pour Oka notre ami Boukar faire l'éloge de la lenteur, se référant à cet animal bien étrange qu'est le " paresseux " et aussi à un auteur dont je ne me rappelle plus le nom ni le titre du livre, à moins que se soit de Carl Honore. Moi j'avais plutôt lu " Le livre de la paresse " de Cyril Frey, acheté à Charles de Gaule en partance pour Montréal en 2004. Puis en lisant ma " Presse " du week-end, je tombe sur la chronique de Michèle Ouimet :" Le droit de pleurer ". Quelle étrange prise de conscience soudaine que de réaliser qu'on va trop vite, que la vie parfois nous jette dans le gouffre de la performance à tout prix. Vous me direz peut-être qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil, que les " burnouts " font partie du paysage humain depuis longtemps. Justement dans un monde idéal, ils ne devraient plus faire partie du paysage humain.
Nous sommes parfois très injustement critiques envers ceux et celles qui consacrent leur vie à la chose publique. Et là je l'entends dans son sens le plus large qu'il soit. Les médias sociaux viennent changer la donne dans notre regard de l'opinion publique. Les " morons " de notre société ont maintenant une tribune accessible via ces médias. Autrefois ils avaient rarement l'occasion de manifester leur hargne raciste ou autres publiquement. Du coup nous réalisons que ces " tares sociales " existent et sont bien présentes dans notre société. Personnellement, j'ai souvent été confronté dans mon métier de policier à ce genre d'individus, souvent extrémistes, parfois violents, racistes et manifestant d'autres formes d'intolérances sociales.
Mais sans oublier toutes ces embûches sociales, je vais essayer de profiter de cette période estivale pour " ralentir " un peu plus et je vous souhaite d'en faire autant, naturistes que nous sommes en rêvant à des jours meilleurs
Jean Morency
N.B.: Cette opinion n'engage que son auteur.
