«il est très vrai que JE "boude" la FQN, et ce pour plusieurs raisons.»
Cher Boudeur,
J'aime bien la discussion, car si l'on fait preuve de bonne foi, cela peut faire avancer la réflexion. Permets-moi tout de même de donner mon avis sur certains points que tu soulèves, et surtout de corriger certaines de tes affirmations erronées.
1. N'importe qui a le droit de devenir membre de n'importe quel regroupement de naturistes dans le monde. D'ailleurs, personne ne peut l'en empêcher. Mais n'importe quel regroupement de naturistes peut favoriser les gens sur le territoire qu'il dessert par des politiques incitatives, pour assurer son développement. Tous les organismes le font. Dans les piscines naturistes en Europe, il y a un prix pour les membres du club local (qui loue la piscine), un autre plus élevé pour les membres de la Fédération nationale et un autre pour ceux qui sont membres d'une fédération étrangère. Cela est normal.
2. J'ai été le premier --et ce, depuis plusieurs années-- à suggérer à la FCN et la FQN de créer une carte de membre commune. Paul Savel, le trésorier de la FCN a dit à la dernière Assemblée annuelle, au DSA, que la FCN avait fait un grand pas dans cette direction, en mettant les deux logos (FQN et FCN) sur la carte de la FCN, avec celui de la FCN en surbrillance. Il suggère à la FQN d'en faire autant. Je pense que, en plus de réduire les coûts, cela éliminerait des malentendus, car les deux fédérations sont sœurs et collaborent depuis longtemps. J'espère que la plupart des membres des deux conseils seront d'accord.
3. C'est moi qui ai aidé Doug Beckett à fonder la FCN, 8 ans après la fondation de la FQN. J'ai aidé la FCN à rejoindre la FQN à la FNI. Je suis le seul Québécois qui a répondu à l'appel de Doug à l'époque.
4. Il est faux de prétendre que la FQN n'a attiré QUE des journalistes de Radio-Canada au Festival. Le coup d'envoi médiatique a été lancé par «Le Journal de Montréal» et «Le Journal de Québec», qui ont attiré les autres médias. D'ailleurs, M. Morin du DSA ne voulait recevoir AUCUN journaliste pendant le Festival. C'est moi qui l'ai convaincu de recevoir la journaliste du «Journal de Montréal», Caroline Lepage, qui est venue expressément pour m'interviewer. Par la suite, M. Morin s'est prêté à plusieurs entrevues, et s'est dit très heureux de mes interventions.
5. Pour ce qui est des anglo-Québécois, ma position personnelle a toujours été de leur dire: si vous voulez des services au sein de la FQN, donnez-vous en. Tous les membres du CA sont des bénévoles qui croulent sous le travail... Ils vont à l'essentiel, et ils ont raison.
6. Dommage que tu aies passé seulement 22 heures au Festival. Tu dis qu'un seul membre du CA de la FQN y a participé: le président. Moi, en trois jours, j'ai aussi vu Pierre Côté, le très actif représentant de Québec qui a monté et tenu le kiosque avec l'aide d'autres membres, comme Jean Morency et d'autres que j'ai vus à mes deux conférences. Il y avait aussi Imad Abinader, qui est venu les trois jours. Cela fait donc 3 membres du CA sur 5, donc la majorité ! J'ai rencontré plusieurs autres membres de la FQN au Festival, que tu ne sembles pas connaître. La prochaine fois, si tu restes plus longtemps, je pourrais te les présenter.
7. Enfin, il est aussi faux de dire que la FQN n'a d'yeux que pour la Pommerie. Le seul film naturiste réalisé par la FQN («Au naturel... ou rien») l'a été au Cyprès; j'ai déjà amené une équipe de tournage de TV5 à l'Oasis; et le panneau du DSA sur l'autoroute Jean Lesage est le résultat du travail acharné d'un président de la FQN (Christian Haché) avec Osmond Binette, alors directeur de Loisirs Air-Soleil. Tous les centres affiliés à la FQN ont alors reçu l'autorisation du ministère des Transports du Québec d'utiliser le sigle de la FNI. Le panneau du DSA est le seul qui subsiste de cette époque glorieuse.
