Partie 1
Dix minutes avant, tout allait bien...
C’est un événement tragique qui a fait la une de tous les journaux.
Dans la nuit du 17 au 18 octobre dernier, un jeune candidat de l’émission de télévision Rising Star, Gael Lopes, est brutalement décédé après une chute du quatrième étage d’un immeuble, à Paris.
La veille pourtant, ce jeune homme de 25 ans avait impressionné les téléspectateurs par une interprétation du tube « Prayer in C » du groupe Lilly Wood and The Prick, recueillant 91 % d’avis enthousiastes ! Un premier pas vers une carrière musicale dont il rêvait, presque une rampe de lancement tant les louanges ont été nombreuses après son passage à l’émission.
Malgré cela, le lendemain, en pleine nuit, Gael Lopes aurait ouvert une fenêtre de l’appartement où il dormait et se serait jeté dans le vide, probablement victime d’une bouffée délirante.
Cette mort brutale m’a aussitôt fait penser à la mise en garde que faisait récemment notre ami le docteur Hertoghe, dans une de ses lettres à nos abonnés :
« La plupart des tentatives de suicide surviennent après une montée en flèche, extrême, du taux d’adrénaline et de noradrénaline, des neuromédiateurs à l’action stimulante. La poussée d’adrénaline rend si fou que la personne essaye alors de se tuer – car il faut vraiment un moment de folie pour passer à l’acte. Lorsqu’on les interroge après coup, plus de la moitié des individus qui ont voulu se suicider mais n’y sont pas parvenus déclarent n’avoir pas envisagé de se suicider dix minutes plus tôt ».
Dix minutes plus tôt, tout était parfaitement normal. Et puis brutalement, l’individu se sent poussé au suicide en éprouvant une bouffée de colère ou de désespoir qui correspond, d’un point de vue chimique, à un pic d’adrénaline et de noradrénaline.
À suivre
