par ademimo100 » 10 Septembre 2010, 10:45
J'ai lu, sur un autre forum, un commentaire comme quoi la FQN ne voulait pas trop faire de promotion du naturisme de peur d'attirer plus de swingers que de vrais naturistes.
Ça, il est évident que la FQN craint quelque chose car je n'ai jamais vu un organisme aussi frileux quand il s'agit de faire la promotion du naturisme.
Par ailleurs, si tu ne fais pas d'éducation populaire, si tu n'expliques pas ce qu'est le naturisme et ce qu'il n'est pas, là tu risques de recruter des swingers et autres déviationnistes de toutes sortes.
Il est évident aussi qu'il faut que la population puisse se référer, localement, à des groupes naturistes, pour s'initier au naturisme, participer à des activités sociales naturistes. Alors oui, le développement de groupes naturistes en région devrait aussi être une priorité de la FQN. Mais qu'est-ce qui doit venir en premier : la poule ou l'oeuf?
Il faut aussi cibler les associations étudiantes, de femmes, de jeunes, pour se faire connaîre et recruter des nouveaux membres.
Si la FQN confiait l'organisation des activités naturistes de la métropole au groupe de Montréal, elle aurait plus de temps pour s'occuper de percer les milieux cibles et de collaborer activement au développement de groupes locaux, ce qui devrait être sa mission première quand on s'appelle la Fédération québécoise de naturisme, et aussi, d'organiser des activités suprarégionales, comme la croisière naturiste qui est en préparation pour juin prochain, afin de permettre aux naturistes de partout au Québec de se regrouper.
De plus, elle devrait se faire un devoir d'être présente en région quand s'organise une activité naturiste locale.
Ce ne sont que quelques suggestions de priorités auxquelles le prochain CA de la FQN devrait s'attaquer, en plus de défendre haut et fort ses membres, particulièrement ceux qui sont victimes de discrimination dans les centres naturistes, et de travailler activement, auprès des municipalités, du gouvernement du Québec et du gouvernement du Canada, à l'émergence de plages libres ou de sentiers pédestres ouverts aux naturistes.
C'est pour ça qu'il faut envoyer au CA une équipe de gens prêts à relever leurs manches et à travailler (il y a tant à faire) à la réhabilitation du naturisme au Québec.
Bien sûr, il n'est pas nécessaire que tout le monde se ramasse au CA, mais la FQN et les groupes locaux ont besoin de bénévoles, de personnes qui mettent leurs talents personnels et professionnels au service du naturisme. Cela dit, il faut du monde, à Montréal et en région, pour répondre aux demandes d'information des gens chez qui nous aurons suscité l'intérêt pour le naturisme, dans nos publicités ou nos présences dans des salons, par exemple (qu'est-ce que vous pensez que je fais au Groupe naturiste de Québec? Il ne se passe pas une semaine, sans que je n'aie à répondre par courriel, à des gens qui veulent participer à des activités sociales naturistes ou s'initier au naturisme en groupe. À quoi ça sert d'éveiller l'intérêt des gens s'il n'y a personne pour répondre à leurs questions ou les accueillir à nos activités sociales naturistes?).
Il faut aussi du monde pour écrire des articles, pour aller sur la place publique en acceptant de s'afficher publiquement comme naturiste, du monde pour faire du lobby auprès des politiciens de tous les paliers de gouvernement.
La promotion et le développement du naturisme est l'affaire de tout le monde. Tant qu'on continuera à regarder passer le train en espérant qu'il s'arrête devant sa porte, on n'avancera pas. Et il y a des limites aussi à ce qu'on peut demander aux seuls membres du CA. Au Québec, nous avons la détestable habitude d'élire quelques individus à qui on dit « Organisez-nous! On se reverra dans 2 ou 4 ans et malheur à vous si vous ne livrez pas la marchandise : on vous attend au tournant! »
IL FAUT QUE ÇA CHANGE MAINTENANT!