par Michel Vaïs » 30 Juillet 2014, 12:22
Voici ce que je raconte dans «Nu, simplement» sur Jean-Marc Brunet, p. 192 et s. :
De son côté, un naturopathe nommé Jean-Marc Brunet proclamait dans sa rubrique du populaire «Journal de Montréal» que les nudistes usurpaient le terme de « naturisme » pour se donner bonne conscience, car les véritables naturistes, comme lui et ses clients, n’étaient pas des adeptes du nu ni des obsédés sexuels ! En fait, il se disait adepte du « Mouvement naturiste social ». Aujourd’hui encore, la chaîne de magasins de suppléments alimentaires Le Naturiste, commerce apparemment fort lucratif au Québec, constitue un vestige de cette époque opaque. En fait, on trouve dans le livre de Brunet, «La santé par le soleil», un discours contradictoire. D’une part, l’auteur recommande d’abandonner régulièrement et fréquemment tous ses vêtements pour profiter pleinement des agents naturels, eau, air, soleil; mais d’autre part, il proclame que «le naturisme, c’est le naturisme; le nudisme, c’est le nudisme». Il pourfend même les «entreprises purement mercantiles, marquées au coin de la recherche du sensationnalisme pour journaux jaunes, et destinées à exploiter les refoulements sexuels de cerveaux dérangés qui, dans notre société comme ailleurs, pullulent».
Ce que l’on sait moins, c’est que Jean-Marc Brunet, qui a longtemps attaqué les naturistes dans les médias (mais n’a jamais répondu à mes invitations à débattre publiquement de ce qui l’y poussait), était lui-même un nudiste de placard. Sauf que, selon des témoins, c’est à l’étranger qu’il pratiquait le naturisme tel que nous l’entendons. S’il écrit qu’il faut prendre du soleil «avec le moins de vêtements possible», lui le prenait nu, mais, comme le curé, il semblait dire: « Faites ce que je dis, pas ce que je fais. »
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