Pour que le geste courageux de cette dame ait des effets sur la pratique naturiste libre dans un parc urbain, ou sur une plage, par exemple —comme c’est le cas en Allemagne, au Danemark, aux Pays-Bas, en Espagne, etc.—, il faudrait maintenant qu’un GROUPE de femmes, de préférence accompagnées par des hommes aussi naturistes, osent s’afficher torse nu, et plus tard, nues, dans certains endroits publics. Je pense à certains coins plutôt isolés de grands parcs urbains (Mont-Royal, Maisonneuve, Cap Saint-Jacques…). Le but est de prouver que la nudité paisible n’est pas interdite spécifiquement par l’article 170 du Code criminel, si elle n’est pas manifestement accompagnée d’une intention provocatrice ou choquante. Le simple fait que depuis des années, à Montréal et à Toronto par exemple, on organise des vélonus bien accueillis et même encadrés par les autorités policières est bien la preuve que la nudité dans un endroit public est LÉGALE au Canada.
Alors, à vous, mesdames et messieurs les naturistes vivant en milieu urbain de vous organiser. Je suis sûr que la FQN acceptera de vous appuyer au besoin, au moment voulu. En tout cas, moi, j’offre personnellement mes conseils et mon appui à celles et ceux qui voudront mener cette bataille, au bénéfice de l’ensemble du mouvement naturiste. Il faut cesser d’avoir peur que le Ciel vous tombe sur la tête. Prenez exemple sur Judy Williams par exemple, à Vancouver, ou sur le jeune Kevin Hogan, jadis, au parc de la Gatineau dont je parle dans Nu, simplement. Sans oublier le geste courageux de la jeune Gwen Jacob à Guelph (Ontario). Voir surtout dans mon livre aux p. 88-93 et 108-117.
