Naturisme chez soi et ailleurs ?

Pour les sujets qui ne collent pas dans les autres catégories

Re: Naturisme chez soi et ailleurs ?

Messagepar coyotte » 25 Mai 2017, 16:36

Bonjour

Nous on à demander à nos voisin, un à 1 000 pieds et l'autre à 4 000 pieds, ils peuvent nous voir seulement le printemps quand il y a pas de feuille dans les arbres. Sa ne les dérange pas du tous.

Pat et Caro.
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Re: Naturisme chez soi et ailleurs ?

Messagepar Michel Vaïs » 25 Mai 2017, 16:42

J'avais préparé un long texte rempli d'informations et de réflexions qui peuvent être utiles pour quiconque voudrait pousser plus loin la lutte en faveur d'une reconnaissance d'une première plage naturiste au Québec, mais les règlements du Forum m'empêchent de l'afficher, car il est sans doute trop long. Il est tiré des pages 172 à 180 de Nu, simplement.

Si vous le voulez, envoyez-moi votre adresse électronique en messagerie privée.

Merci.
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Re: Naturisme chez soi et ailleurs ?

Messagepar Denis2 » 25 Mai 2017, 19:11

Je pense bien que pour cette fois-ci, une entrave au règlement serait acceptable. Donc la balle est dans le camp de Jean et/ou François pour accepter ce texte.
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Re: Naturisme chez soi et ailleurs ?

Messagepar Patrice Gauthier » 25 Mai 2017, 20:51

Vous savez, Peut-être,ce qui pourrait être le plus simple pour commencer, ça serait le RETRAIT pur et simple de ces pancartes de lois ??? Ça serait déjà ça. Tant qu'à afficher des lois qui soit disant, interdissent la nudité, sur quelque chose qui est toléré, tout aussi bien de ne rien afficher du tout. Je serais curieux de savoir si d'autres plages libres au Québec ont d'affiché de telles lois ? :choqué:
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Re: Naturisme chez soi et ailleurs ?

Messagepar PoissonDansLeau » 25 Mai 2017, 21:57

Michel Vaïs a écrit:J'avais préparé un long texte rempli d'informations et de réflexions qui peuvent être utiles pour quiconque voudrait pousser plus loin la lutte en faveur d'une reconnaissance d'une première plage naturiste au Québec, mais les règlements du Forum m'empêchent de l'afficher, car il est sans doute trop long.


Il ne pourrait pas être séparé en sections, dans plusieurs messages?
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Re: Naturisme chez soi et ailleurs ?

Messagepar Michel Vaïs » 25 Mai 2017, 23:45

Voici donc mon texte en sections:
1.
Les plages libres
En dehors des centres, les adeptes du naturisme au Canada fréquentent des « plages libres ». À ce jour, trois ont reçu une forme de reconnaissance légale : Wreck Beach à Vancouver, Hanlan’s Point Beach à Toronto et Crystal Crescent Beach à Halifax. La première a bénéficié des luttes de Korky Day qui, dans les années 1970, avait été acquitté d’une accusation d’indécence pour s’être trouvé nu sur cette plage, qui se situe juste en dessous du campus de l’Université de Colombie-Britannique. Par la suite, Wreck Beach a trouvé sa pasionaria en la personne de Judy Williams, une enseignante aujourd’hui retraitée, qui a mené de dures batailles, au sein de la Wreck Beach Preservation Society (WBPS), notamment pour la protéger de l’ambition de promoteurs immobiliers et de la voracité de l’Université.

Au Québec, aucune plage n’a encore été reconnue comme naturiste, même si deux douzaines de sites sont fréquentés peu ou prou par des adeptes plus ou moins isolés : du Moulin du lac Meech dans le parc de la Gatineau à la Pointe-Taillon au Lac-Saint-Jean, en passant par le Cap-aux-Oies dans Charlevoix et la plage du lac Fraser, dans le parc du mont Orford. Les premières listes de plages « libres » québécoises ont été publiées dans Au naturel grâce aux renseignements fournis par mon ami montréalais Robert Wright, après que nous avons découvert dans le magazine américain Free Beaches que la seule plage naturiste du Québec se trouvait... au cœur de Montréal, dans le cimetière du mont Royal ! Par la suite, nos listes ont pu se raffiner grâce à l’abondant courrier des lecteurs du magazine Au naturel. Ainsi, le journaliste Daniel Baril, qui par ailleurs était un des principaux porte-parole du Mouvement laïque québécois (dont il deviendra le président), nous a adressé à l’automne 1985 une liste étoffée et détaillée de cinq plages naturistes sur la côte est américaine et autant au Québec, que nous avons publiée dans Au naturel numéro 25. On y trouve les indications pour s’y rendre et une évaluation de chaque site.
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Re: Naturisme chez soi et ailleurs ?

Messagepar Michel Vaïs » 25 Mai 2017, 23:46

2.
Le cas de la plage de la Pointe-Taillon, près de Saint-Henri-de-Taillon au Lac-Saint-Jean, est particulier, car c’est la seule au Québec à avoir – brièvement – bénéficié d’une forme de reconnaissance. Une pancarte en bois gravé, fabriquée et installée par un service du gouvernement provincial, annonçait qu’il s’agissait d’une plage naturiste : « Section naturiste – Baignade non surveillée ». Elle a été installée en juillet 1982, à l’époque où quelques douzaines d’adeptes fréquentaient la plage et j’en ai publié plusieurs photos dans Au naturel. Dès 1980, selon les fonctionnaires locaux, le nombre de baigneurs nus atteignait quotidiennement et simultanément entre trois cents et trois cent cinquante personnes. Les panneaux encadrant la section naturiste, par leur caractère officiel, ont fait monter la fréquentation. Les naturistes de la région ont compté jusqu’à sept cents personnes nues présentes en même temps une journée d’août 1984.

Malheureusement, malgré un mémoire que j’ai déposé au nom de la FQN aux audiences tenues les 7 et 8 juin 1985 à Alma, le statut de cette zone est passé de « plage provinciale » à « parc provincial » et une piste cyclable a été aménagée le long de la plage jusqu’au bout de la pointe, rendant celle-ci désormais inutilisable par les naturistes. Pourtant, les autorités du ministère des Loisirs évaluaient à 16,1 % la clientèle naturiste en haute saison. Ces mêmes autorités ajoutaient que la proportion de naturistes était beaucoup plus forte en demi-saison ou en basse saison, ceux-ci constituant une clientèle plus fidèle et régulière.

Mais la plus connue des plages libres (ou «naturistes-libres», comme disent ses usagers) est celle du parc Paul-Sauvé à Oka, que l’on appelle OKApulco. Ce nom a été donné à la plage par la journaliste Marie Plourde du Journal de Montréal en 1997, qui s’est apparemment souvenue du mot d’esprit d’un policier pendant la crise qui avait opposé des Amérindiens à la municipalité d’Oka en 1990 : « Bienvenue à Okapulco ! » Des membres du Groupe de préservation d’OKApulco (c’est le nom du principal groupe d’usagers) ont déjà compté mille deux cents personnes nues sur la plage en même temps, y compris quelques handicapés en fauteuil roulant. Pourtant, un écriteau annonce à l’entrée de la zone naturiste que la nudité y est interdite et passible de poursuites (Note 36). Il faut dire que, il y a quelques années, un autre écriteau affirmait dès l’entrée du parc Paul-Sauvé que le nu était illégal dans l’ensemble du parc. Il y a donc du progrès... Cela dit, le Groupe de préservation d’OKApulco, dont les principaux dirigeants depuis une vingtaine d’années, se nomment, entre autres, Marcel, Al dit le Rateau et Jacques-André Gill, est un simple regroupement informel qui n’a toujours aucune existence légale. Cela n’empêche pas les adeptes de se réunir tous les ans à l’automne dans un grand restaurant de Laval pour leur partie annuelle, où l’on compte des centaines de participants.
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Re: Naturisme chez soi et ailleurs ?

Messagepar Michel Vaïs » 25 Mai 2017, 23:47

3.
Le 7 décembre 1982, la FQN, que je présidais, avait présenté publiquement, aux audiences de Saint-Eustache, un mémoire au ministre Guy Chevrette, responsable à Québec du loisir, de la chasse et de la pêche. Ce mémoire est publié intégralement dans Au naturel numéro 14, hiver 1983, p. 3-6. J’avais rédigé ce texte avec deux usagers naturistes d’Oka, le peintre François de Lucy et la poétesse Sylvie Gélinas-Sicotte. Cette unique fille de Gratien Gélinas, membre active de la FQN, habitait en outre dans la ville d’Oka, à deux pas de la maison paternelle. Elle venait souvent à la piscine naturiste du cégep de Maisonneuve, à Montréal, avec sa grande fille (qui deviendra la romancière bien connue Anne-Marie Sicotte), mais elle se désespérait de pouvoir y amener aussi son fils ado...

Le ministre péquiste m’a écouté en silence livrer un résumé de notre mémoire, dans lequel nous faisions état d’une présence attestée de naturistes sur la plage en question depuis les années 1950. Citant une abondante jurisprudence, nous demandions qu’une portion de la plage, bien délimitée, soit reconnue officiellement comme naturiste par l’installation de panneaux avertissant les usagers. Cela éviterait les heurts éventuels entre des familles naturistes bien intentionnées et des usagers textiles que les premières pourraient offenser involontairement. En outre, la présence de panneaux indiquerait aux naturistes où est la fin de la zone sans maillot, et les pousserait à se vêtir s’ils désiraient s’aventurer plus loin. Une telle plage naturiste officielle près de Montréal serait de nature à attirer un tourisme écologique dans la région. Le ministre m’a écouté, sans rire. Puis, silence. Lorsque je lui ai demandé s’il avait des questions, s’il avait compris notre demande, il a eu pour toute réponse : « Nous vous avons reçus et nous avons lu votre mémoire : c’est déjà beaucoup. On aurait pu vous refuser en bloc. Nous vous avons permis de vous exprimer publiquement. Soyez contents. » Au suivant !

L’attitude du gouvernement du Québec à l’égard des plages libres est paradoxale. La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a demandé à la FQN, au printemps 2004, d’éliminer de son site Web toute référence au naturisme aux parcs d’Oka et du lac Simon. Naturellement, la FQN a refusé de s’y plier, car dans son site Web, elle énumère simplement les lieux où l’on constate une pratique naturiste, tout en recommandant aux adeptes de se rendre de préférence dans les centres naturistes reconnus. Mais voilà qu’en juillet 2005, le site officiel du ministère du Tourisme du Québec affichait une référence claire à la pratique naturiste sur la plage d’Oka, invitant les adeptes à s’y rendre: «Et que dire du riche patrimoine naturel du parc national d’Oka ? Aux abords du lac des Deux-Montagnes, la plage compte même une section naturiste, baptisée OKApulco. (Bien qu’il soit interdit, selon les autorités, le naturisme y est toléré depuis près de vingt ans.) » [sic] Sans compter que tous les étés, des douzaines de touristes européens sont dirigés par le ministère du Tourisme vers le bureau de la FQN au stade Olympique, en quête d’information sur les lieux où il est possible d’être nu. En mai 2011, le populaire magazine L’actualité, dresse pour ses trente-cinq ans une liste de trente-cinq plages québécoises, et précise pourquoi on met le site d’Oka en première place : «Pour sa grande plage couleur paille, sa proximité avec Montréal et sa section pour naturistes, surnommée “Okapulco”. »
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Re: Naturisme chez soi et ailleurs ?

Messagepar Michel Vaïs » 25 Mai 2017, 23:47

4.
Cela dit, quiconque demande aux employés du parc d’Oka où est la plage naturiste se fait répondre qu’il n’y en a pas et que « le nudisme est interdit partout dans le parc ». Plusieurs journalistes en quête d’un reportage l’ont appris à leurs dépens. Seuls les mieux renseignés ont évité de rebrousser chemin. Pour le moment, une entente tacite semble exister entre les usagers naturistes (qui ne sont pas légalement constitués, rappelons-le, le Groupe de préservation d’OKApulco n’a aucune existence légale) et la direction du parc : il est permis de parler de naturisme dans les médias naturistes, mais pas ailleurs. En échange de quoi les usagers naturistes ont obtenu quelques poubelles, des tables de pique-nique, des fontaines d’eau fraîche, et même un casse-croûte (où il faut se rendre au moins vêtu d’une serviette), de l’autre côté de la piste cyclable qui longe la plage. Un des directeurs du parc Paul-Sauvé, s’étant montré trop conciliant envers les naturistes (qui espéraient une forme de reconnaissance officielle), s’est trouvé du jour au lendemain muté en Abitibi ! Il a regretté son ouverture, apparemment trop risquée pour des hauts fonctionnaires ou des politiciens...

Pourtant, le ministre de la Justice du Québec – et plus tard, ministre de l’Environnement –, le péquiste Paul Bégin, s’est montré plus qu’ouvert à la pratique naturiste au parc d’Oka. Lorsque je l’ai rencontré, au tout début de 1997, il m’a assuré qu’il n’avait aucune intention, à titre de procureur général, de poursuivre des personnes qui n’auraient fait que pratiquer le naturisme sur la plage dite libre d’Oka. Il a même adressé à la FQN une copie de sa directive ministérielle à cet égard, à la suite d’une demande qui lui était adressée en novembre 1996. Comme l’écrit Jacques-André Gill dans Au naturel numéro 47, été 1997, le ministre précise « que ses adjoints (les substituts du procureur général) doivent suivre la directive ministérielle No NUD-1 (datant de 1987) » et « qu’ils sont appelés à intervenir seulement après qu’une enquête policière a été effectuée. Cette directive précise quand un recours, au Québec, est approprié ou non en vertu de l’article 174 du C.cr. »

L’article de Gill, publié en 1997, poursuit en étudiant la directive ministérielle NUD-1 :
À l’article 1, la directive prévoit qu’aucun recours n’est opportun lorsque la nudité est pratiquée dans l’un ou l’autre de ces quatre endroits: un endroit isolé ou empreint d’une certaine intimité ou contrôlé, dont le public en général peut être exclu, ou dans un endroit apparemment peu fréquenté par le public en général.

Il est évident que les sites naturistes tel celui d’Oka répondent à quatre des critères pour lesquels « aucun recours n’est opportun » : la plupart des sites naturistes sont isolés et peu fréquentés; pour ceux jouxtant des lieux publics, leur emplacement, choisi avec soin par les naturistes (qui y maintiennent d’ailleurs une propreté exemplaire en y respectant l’état naturel), fait en sorte qu’il s’agit d’endroits « apparemment peu fréquenté[s] par le public en général ». Noter que cette expression ne signifie pas « isolé » ou « peu fréquenté », mais plutôt fréquentés par ceux qui ont une raison particulière de s’y rendre. Jacques-André Gill poursuit :

Tout en étant des endroits publics, ces lieux ne sont pas d’un accès fortuit : ils exigent pour s’y rendre volonté et effort car ils sont situés en dehors de la voie publique. Les sites naturistes publics, même lorsqu’ils sont physiquement proches, demeurent néanmoins toujours des endroits non fréquentés par le public en général.
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Re: Naturisme chez soi et ailleurs ?

Messagepar Michel Vaïs » 25 Mai 2017, 23:48

5.
À l’évidence, cette directive d’un ministre de la Justice du Québec constitue une reconnaissance que la pratique naturiste dans des lieux précis ne devrait pas être visée par l’article 174 du Code criminel. Les autorités du parc d’Oka devraient donc faire enlever les panneaux dissuadant les naturistes de fréquenter la plage naturiste traditionnelle, ou demandant aux naturistes de se rhabiller en les menaçant de poursuites. La police a clairement reçu la directive de ne pas sévir pour une simple question de nudité (d’ailleurs, il y a aussi des policiers naturistes qui, en congé, fréquentent la plage d’Oka, naturellement nus), mais d’intervenir uniquement en cas d’infractions à la loi, et la pratique naturiste n’en est pas une.

Derniers développement au sujet de la plage d’Oka: le 15 septembre 2010, le directeur du parc, Richard Rozon, écrit à René Beauchamp, trésorier de la FQN. Ce dernier, en remplissant un formulaire d’appréciation adressé à la clientèle du parc, et destiné à « apporter à nos produits et services des améliorations », avait demandé une nouvelle fois que la plage naturiste soit reconnue. Rozon lui a répondu : « [L]e nudisme n’est pas sous notre juridiction. Tout comme les actes de grossière indécence, le nudisme est assujetti dans la province du Québec à l’application du code criminel, notamment à l’article 174. Seule la Sûreté du Québec a donc un pouvoir d’intervention à cet égard. Conséquemment, il ne nous sera pas possible de donner suite à votre demande. Pour plus d’information, nous vous invitons à contacter la Sûreté du Québec. » Bref, on tourne en rond !

Soulignons d’abord que le directeur du parc semble mettre dans le même sac la pratique naturiste (évidemment, il ne parle que de « nudisme » plutôt que de naturisme) et les actes de grossière indécence. Ensuite, cette position prudente n’est pas nouvelle. Déjà au tournant des années 1990, un directeur du parc d’Oka nous avait fait la même réponse. Nous sommes donc allés voir la Sûreté du Québec à Saint-Eustache (on nous avait précisé à l’époque que la surveillance de la plage naturiste relevait de ce poste). Là, on nous a très bien accueillis. Puisque j’avais apporté avec moi des magazines naturistes américains et québécois mentionnant la plage d’Oka comme une destination naturiste populaire, les policiers m’ont demandé l’autorisation de faire des photocopies des pages qui traitaient d’Oka. Ce à quoi je me suis plié avec empressement. Ils nous ont par la suite rassurés en nous disant qu’ils n’interviendraient jamais à la suite de plaintes concernant uniquement la pratique naturiste, mais qu’ils se réservaient le droit d’intervenir s’il se passait des méfaits. Le simple fait d’être nus sur cette plage n’en constituait pas un à leur avis. Nous pouvions donc nous y reposer en toute sérénité.
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