C'était hier, un bon ami qui passe présentement son hiver en Floride s'offre de nous faire visiter South Beach, sa plage et surtout son quartier Art déco reconnu. Bien entendu il sait que je suis naturiste et connait mon point de vue sur les plages textiles. Pas question donc de s'éterniser sur la plage immense de South Beach. Il est conciliant et nous partons sous un magnifique soleil.
Alors donc après avoir trouvé un stationnement nous nous dirigeons vers la plage, la végétation de cette ville est généreuse et luxuriante, nous passons devant ces façades Art décor superbement conservées, j'ai déjà hâte de m'y promener au retour de la plage et d'admirer cette architecture d'une autre époque.
Cette plage, immensément large et longue fourmille déjà de milliers de baigneurs, l'eau y est magnifique bien entendu. Nous dénichons un petit coin pour s'installer. Venu le temps d'enfiler les maillots il fallu faire une certaine gymnastique afin de ne pas heurter les sensibilités de nos voisins. Chose faite je m'installe sous le parasol et je contemple cette foule qui s'étend sur des kilomètres, puis le va et vient incessant des parachutes auxquels sont suspendus de courageux touristes tirés par de puissantes embarcations. Modernité oblige une barge défile devant nous avec écran géant annonçant les événements à venir, ce qui n'empêche nullement le bon vieux système de la banderole tirée par un aéronef de faire son cirque.
Même sous le parasol je ressens le besoin de faire trempette tellement il fait chaud, j'y vais et quel contraste avec mon habitude de me baigner nu. Déjà que mon Speedo me semble complètement inutile par un temps semblable, il m'apparait encore plus inutile une fois plongé dans cette magnifique mer turquoise. Le retour sur la plage est tel que prévu, maillot mouillé qui prendra un certain temps à sécher et me rendra très inconfortable, je reste donc debout un certain temps afin de le faire sécher plus vite, peine perdue je ressens cette humidité qui me gêne et me gênera jusqu'au moment de le retirer. Ce sera une délivrance
Les réflexions me viennent spontanément lorsque je suis en situation semblable, heureusement je ne les vis pas souvent pour mon plus grand bien. Je pense à tous ces gens qui se privent d'un tel bien être et sentiment de liberté auxquels j'ai adhérées depuis très longtemps, mais comment savoir si on a jamais essayé ?
Je retournerai donc avec grand plaisir à Haulover Beach pour profiter de ce que la nature m'offre de plus généreux, libéré des contraintes vestimentaires qui caractérisent mon mode de vie depuis bien des années. Merci Richard Mason et à tous ces bénévoles de la SFFB,Inc qui rendez cette chose possible.
À vous tous amis du forum, au plaisir de vous revoir à la piscine de Repentigny samedi prochain
Moi je préfère cette liberté :
