par Michel Vaïs » 14 Janvier 2015, 19:02
Il ne s'agit pas d'un désintérêt de la population pour le naturisme. La même chose arrive en Ontario : un tas de centres ont fermé, mais ceux qui restent grossissent plus que jamais. Je peux citer les centres suivants au Québec, que j'ai fréquentés et qui ont fermé depuis les années 1970 : le Paradis Terrestre, la Vallée Rustique, Camping Nature Détente, l'Avantage, sans compter Bel Air et Richard Brunet en Ontario... Le Cyprès est en vente, mais tout porte à croire qu'il perdra sa vocation naturiste s'il est vendu. C'est que, selon Gilles Beauchamp de la Pommerie, les banques REFUSENT d'accorder des prêts pour un centre naturiste. Il en sait quelque chose... Celui qui achète un centre doit donc le payer presque entièrement de sa poche, et investir pour le développer sans le secours d'une banque, en priant pour qu'il devienne vite rentable ! Car les naturistes ne sont qu'une MINORITÉ ici, que nous sommes une petite population et que le naturisme demeure un investissement risqué. En plus, beaucoup d'adeptes du naturisme vivent dans le placard, n'osant pas en faire ouvertement la promotion sauf anonymement et dans des circuits confidentiels. En France, ils sont dix fois plus nombreux, voilà pourquoi il est NORMAL d'avoir davantage de centres, plus gros, davantage de clubs et d'activités urbaines, etc. Il faut être réaliste !
Stéphane Deschênes m'a déjà dit que la grande erreur des directeurs de centres vieillissants, c'est de ne pas se préoccuper de ce qu'il adviendra après leur départ ou leur mort. Quand il a acheté le centre New Forest pour en faire Bare Oaks, sa première préoccupation a été d'assurer un avenir à son centre, en prévoyant une coopérative de membres pour investir et assurer une continuité. Combien de directeurs de centres ont eu cette sagesse ?
facebook.com/nu.simplement
(Nouveau site Web) : michelvais.com