À propos de notre rapport au corps...
Au Québec, nous avons vraiment un problème avec notre rapport au corps et au corps nu, en particulier. En ce sens, je trouve que la génération actuelle est plus coïncée que la précédente sur cette question.
C'est ce qui fait que nous avons tant de réticence à nous mettre nus en public, la première fois.
Pourtant, une fois qu'on l'a fait et qu'on est devenu naturiste véritable, on se demande pourquoi on ne l'a pas fait plus tôt!
C'est paradoxal, vous ne trouvez pas?
On dirait que, pour plusieurs, se dénuder est synonyme de se rendre vulnérable. Pourtant, nous sommes dans un rapport d'égalité entre naturistes. En effet, si je me dénude, l'autre le fait aussi. Nous avons tous été plus ou moins choqués, voire traumatisés par ces images de ces personnes innocentes, dénudées de force avant d'être envoyées dans les chambres à gaz ou les camps de travail ou de ces personnes humiliées, battues, violées ou se livrant à des actes sexuels débridés. Dans ce contexte, il est facile d'associer nudité avec violence et perversion.
Ne pourrait-on pas donner une nouvelle chance et un nouveau sens à la nudité librement partagée?
Toutes les fois, en effet, que je me retrouve nu devant mes semblables, en privé ou en public (en centre naturiste, aux activités naturistes d'intérieur, sur la plage naturiste, etc.), je vis un bonheur indescriptible, un sentiment de liberté quasi ennivrante, l'impression, voire la certitude d'être accepté dans mes imperfections, d'être respecté dans mes différences, de ne pas être jugé par les autres, etc.
Suis-je un cas unique?
Le regard d'une personne habillée sur une personne nue est nécessairement focalisé sur ce qui est habituellement caché. Le regard d'une personne nue sur une autre personne nue est forcément global, puisque ce qui est habituellement caché ne l'es plus et est donc banalisé.
Je sens déjà l'objection : oui, mais tout le monde ne regarde pas l'autre de façon désintéressée. C'est vrai. Il ne faut pas être naïf non plus. L'exhibitionnisme et le voyeurisme existent aussi, même chez les naturistes!
Par ailleurs, c'est certain qu'on ne peut pas faire autrement que de se comparer aux autres (quand on se compare, on se console, dit-on) et d'admirer pour ne pas dire d'envier le corps de l'autre, surtout s'il correspond aux canons de la beauté dont la publicité et la mode nous bombardent quotidiennement.
Et si on essayait d'aller au-delà de l'enveloppe corporelle et qu'on partait à la découverte du coeur de l'autre, on découvrirait probablement une véritable beauté intérieure au point où les imperfections corporelles seraient totalement relativisées.
On ne voit bien qu'avec le coeur, disait le Petit Prince; l'essentiel est invisible pour les yeux!
C'est ce qui fait que nous avons tant de réticence à nous mettre nus en public, la première fois.
Pourtant, une fois qu'on l'a fait et qu'on est devenu naturiste véritable, on se demande pourquoi on ne l'a pas fait plus tôt!
C'est paradoxal, vous ne trouvez pas?
On dirait que, pour plusieurs, se dénuder est synonyme de se rendre vulnérable. Pourtant, nous sommes dans un rapport d'égalité entre naturistes. En effet, si je me dénude, l'autre le fait aussi. Nous avons tous été plus ou moins choqués, voire traumatisés par ces images de ces personnes innocentes, dénudées de force avant d'être envoyées dans les chambres à gaz ou les camps de travail ou de ces personnes humiliées, battues, violées ou se livrant à des actes sexuels débridés. Dans ce contexte, il est facile d'associer nudité avec violence et perversion.
Ne pourrait-on pas donner une nouvelle chance et un nouveau sens à la nudité librement partagée?
Toutes les fois, en effet, que je me retrouve nu devant mes semblables, en privé ou en public (en centre naturiste, aux activités naturistes d'intérieur, sur la plage naturiste, etc.), je vis un bonheur indescriptible, un sentiment de liberté quasi ennivrante, l'impression, voire la certitude d'être accepté dans mes imperfections, d'être respecté dans mes différences, de ne pas être jugé par les autres, etc.
Suis-je un cas unique?
Le regard d'une personne habillée sur une personne nue est nécessairement focalisé sur ce qui est habituellement caché. Le regard d'une personne nue sur une autre personne nue est forcément global, puisque ce qui est habituellement caché ne l'es plus et est donc banalisé.
Je sens déjà l'objection : oui, mais tout le monde ne regarde pas l'autre de façon désintéressée. C'est vrai. Il ne faut pas être naïf non plus. L'exhibitionnisme et le voyeurisme existent aussi, même chez les naturistes!
Par ailleurs, c'est certain qu'on ne peut pas faire autrement que de se comparer aux autres (quand on se compare, on se console, dit-on) et d'admirer pour ne pas dire d'envier le corps de l'autre, surtout s'il correspond aux canons de la beauté dont la publicité et la mode nous bombardent quotidiennement.
Et si on essayait d'aller au-delà de l'enveloppe corporelle et qu'on partait à la découverte du coeur de l'autre, on découvrirait probablement une véritable beauté intérieure au point où les imperfections corporelles seraient totalement relativisées.
On ne voit bien qu'avec le coeur, disait le Petit Prince; l'essentiel est invisible pour les yeux!