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Re: Très beau texte.

MessagePublié: 16 Septembre 2021, 11:54
par Michel Vaïs
Texte magnifique, effectivement !

L'écrivain Jean d'Ormesson a aussi écrit sur ses baignades en nudité. En cherchant sur Internet, on pourrait retrouver des textes de lui sur le sujet. Voir notamment dans le livre L'Azur noir.

Pour le moment, je n'ai trouvé que cet épisode consécutif à une blague entre étudiants :

« La casquette du contrôleur comme feuille de vigne. L'animateur pousse aussi l'Académicien à raconter une anecdote peu banale: "Comment vous êtes-vous retrouvé entièrement nu en 1944 dans le train Paris-Dijon ?". L'explication prend sa source dans la tradition du canular, quand Jean d'Ormesson était à Normale Sup'. "A la gare de Lyon, on m'a déshabillé entièrement et on m'a jeté dans le train en train de partir. Je ne pouvais plus sauter. J'étais tout nu. Je me suis mis dans les toilettes, les gens frappaient. Un contrôleur a ouvert avec sa clé. Surpris, il m'a prêté sa casquette. Mais comme le train allait directement à Dijon, je suis sorti tout nu avec comme feuille de vigne la casquette du contrôleur pour me protéger". »

Jean d'Ormesson naturiste

MessagePublié: 17 Septembre 2021, 16:41
par Michel Vaïs
J'ai trouvé un passage où Jean d'Ormesson, académicien, déclare son amour pour la baignade et la promenade nu, pendant ses séjours en Corse.

On ne se balade pas dans le maquis en tenue d'académicien, soit. Mais à poil au milieu des chèvres ? On voit bien qu'il n'est pas Corse ; il aurait pu au moins enfiler des chaussures. «Je vais vous dire pourquoi je l'ai fait. J'aime beaucoup nager nu. Je partais, je revenais, je mettais mon peignoir de bain. Mais quelques fois j'allais un peu loin et j'étais fatigué, je me disais : j'arriverais peut-être difficilement à rentrer. Et donc je rentrais par le chemin des bergers, et de temps en temps je rencontrais une malheureuse jeune fille, qu'est-ce que vous voulez que je fasse, je me jetais dans le maquis. Je me rappelle m'être déchiré dans le maquis, il fallait bien que je disparaisse !»