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La FQN est affiliée à la Fédération naturiste

internationale (FNI) et est l'organisme officiel de promotion du naturisme au Québec.



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© 2014 Fédération québécoise de naturisme

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auprès de la FNI avec la Fédération

canadienne de naturisme (FCN).

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La FQN est l’organisation naturiste officielle du Québec. Elle représente et défend les naturistes en plus d’informer et de sensibiliser la population sur la pratique du naturisme.


Elle soutient également le développement et l’organisation d’activités naturistes durant toute l’année.

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La Commission de la capitale nationale (CCN) et le corps policier de la MRC des Collines ont informé la FQN et la FCN qu’ils porteraient des accusations contre quiconque est trouvé nu au LAC MEECH ainsi qu’au VIEUX MOULIN et aux CHUTES de CARBIDE-WILLSON (dans le parc de la Gatineau). Les personnes ainsi arrêtées risquent d’être inculpées et, si elles sont jugées coupables, auront un casier judiciaire. La baignade et les bains de soleil nus le sont à vos propres risques. La MRC et la CCN prévoient accroître leurs opérations furtives et leurs arrestations aux deux endroits au cours de l’été 2012 en vertu de l’article 174 (1) a) du Code criminel du Canada selon lequel « la nudité est prohibée dans un endroit public ».


Cet avis demeurera en vigueur tant et aussi longtemps que la question sera à l’étude devant les tribunaux et que la CCN n’aura pas délivré de permis autorisant la nudité.


Le naturisme au Québec


Le Québec couvre une superficie cinq fois plus grande que la France. Ce fait est totalement inimaginable pour la majorité des Français, qui sont habitués à traverser leur pays en quatre heures de TGV. Malgré cela, la population du Québec, de huit millions habitants, n'est qu'un huitième de celle de la France, ce qui fait que la densité est quarante fois moindre.


Ces données ont eu une influence majeure sur la popularité du naturisme libre ou sauvage, ainsi que sur le manque de popularité du naturisme " organisé " au Québec, encore plus que ne l'a été l'influence encore très prononcée de l'Église catholique sur la culture québécoise. Ailleurs sur ce site, nous avons identifié plusieurs plages libres, à Oka, à la Rivière Palmer, à Pointe-Taillon, pour ne nommer que celles-là. La plupart existent " officieusement " déjà depuis soixante-quinze ou quatre-vingts ans. Ce qui n'est pas évident, cependant, c'est que toutes les plages, bassins d'eau et rivières du Québec où la baignade est possible - à l'exception de celles à proximité des centres urbains - étaient, pour ainsi dire, des plages libres. Avec une densité de population aussi faible, quelle personne saine d'esprit voudrait enfiler un maillot de bain en gros tricot de laine quand il n'y a personne à cinq milles à la ronde ? Comme nous allons le voir, cela explique également pourquoi les premiers centres naturistes sont apparus relativement près des centres urbains dans les années soixante-dix ; dans l'arrière-pays, ou ce que nous appelons de nos jours " la région ", on n'en a pas besoin car il n'y a pour ainsi dire personne.


Selon les auteurs James Woycke (Au naturel: The History of Nudism in Canada, Heureka Productions, 2005) et Michel Vaïs (Nu, simplement. Nudité, nudisme et naturisme, Triptyque, 2012), les premiers efforts pour organiser le naturisme au Québec ont eu lieu dans les années cinquante mais ont souffert d'une sévère répression par le gouvernement au pouvoir. Toutefois, l'éclosion de la " révolution tranquille " au début des années soixante, combinée à la libéralisation de l'Église suite à Vatican II, a fait en sorte que le naturisme québécois organisé a fait un bond immense. Le premier centre naturiste " officiel " ouvre à Chertsey en 1970, suivi par l'Oasis en 1973 et la Pommerie en 1977. À la même époque, Michel Vaïs fonde la FQN en se basant sur la structure de la Fédération française de naturisme, fondée par Albert Lecocq vingt-cinq ans plus tôt.


Les années quatre-vingt ont été la décennie dorée du naturisme québécois avec la multiplication des centres et des activités hivernales à Montréal, Québec, Sherbrooke, Chicoutimi, et de l'autre côté de l'Outaouais, à Ottawa. Toutefois, avec le vieillissement de la population, l'essoufflement des bénévoles et possiblement la crainte de vouloir adapter ce que l'on voit comme une " formule gagnante ", les années quatre-vingt-dix et la première décennie du 21e siècle ont vu une baisse importante dans le nombre de participants à des activités organisées ainsi que la fermeture de plusieurs centres naturistes.


Depuis les débuts du naturisme " officiel " en Amérique de Nord, la préoccupation perpétuelle a toujours été de vouloir attirer les jeunes pour prendre la relève. Or, nous voyons aujourd'hui sur Internet un nombre sans fin d'exemples démontrant que les jeunes n'ont aucune crainte face à la nudité collective ; le " World Naked Bike ride ", les courses annuelles des citrouilles à Seattle, à Boulder (Colorado) et ailleurs, ainsi que la marche " Bay to breakers " à San Francisco, et même des équipes de rugby nues en Australie et en Nouvelle Zélande, n'en sont que quelques uns. Le problème est ailleurs.


Le défi de la FQN est donc d'encourager les centres et les instances politiques à bien vouloir s'adapter à l'ère électronique et laisser de côté les anciennes attitudes du passé qui ne répondent plus aux besoins du monde d'aujourd'hui.